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Le Bourgeois gentilhomme
Monsieur Jourdain, riche bourgeois naïf, rêve de devenir gentilhomme. Pour imiter les nobles, il dilapide sa fortune en maîtres ridicules et méprise sa famille. Sa vanité est exploitée par un faux prince, tandis que sa fille épouse l’homme qu’elle aime grâce à une ruse moqueuse. La comédie tourne en dérision la prétention sociale et l’obsession des titres à la cour du roi soleil, cruel.!
2026-05-02
21:00
L'équipe artistique
Auteur Une comédie-ballet de Molière
Mise en scène Jérémie Lippmann assisté de Sarah Gellé et Sarah Recht
Comédien(s) Jean-Paul Rouve, Jean-Louis Barcelona, Gauthier Battoue, Julien Boclé, Taylor Chateau, Michaël Cohen, Hugues Delamarlière, Eleonora Galasso, Audrey Langle, Joséphine Meunier, Florent Operto, Marie Parisot, Marie Parouty, Héloïse Vellard
Scénographie Jacques Gabel
Costumes Jean-Daniel Vuillermoz
Musique David Parienti
Lumières Jean-Pascal Pracht
Chorégraphies Tamara Fernando
Perruques Catherine Saint-Sever
La critique de l'Affiche
L'avis de
Mordue
J'ai longtemps hésité avant de me décider à aller découvrir ce spectacle. Je me méfie des têtes d'affiches - c'est le revers du métier : on sait qu'elles sont là pour attirer le public et on en oublie que oui, aussi, elles peuvent être convaincantes. Or Jean-Paul Rouve, je sais qu'il est bon. C'est un comédien que j'adore au cinéma. Le spectacle a été prolongé, et prolongé encore, alors j'ai fini par me décider. Mieux vaut tard...
J'ai retardé aussi parce que Le Bourgeois Gentilhomme, c'est paaaaas ma pièce préférée - no offense cher Momo. Elle n'a pas la noirceur du Misanthrope ni la charge du Tartuffe - et je me demande parfois si elle n'a pas passé la postérité car elle était sans doute le mieux du mieux de ce qui se faisait en terme de comédie-ballet. Pourquoi pas, mais aussi faut-il la traiter comme telle : ne pas chercher la leçon mais bien plus le grand divertissement. Et c'est ce qu'ils font, et qu'ils font très bien.
Comment ne pas retomber en enfance devant pareil spectacle. C'est coloré, ça danse, ça chante, c'est un plaisir des yeux et des oreilles. La scène d'entrée des maîtres de musique, de danse et de philosophie est un bonheur. On rit de ces professeurs endimanchés qui débarquent en grande pompe face à un Jean-Paul Rouve en bonnet de nuit. Le ton est donné d'emblée : on est là pour rire, et la salle ne s'y trompe pas. Le reste peut commencer. Ça joue ça rit ça complote et surtout ça joue les situations de Molière à fond. Toute la troupe s'en donne à coeur joie.
C'est une pièce qui gagne à être montée en grande pompe, à la limite de l'extravagance, et à s'appuyer autant sur le spectacle que sur le texte car l'histoire en elle-même ne suffit pas à intéresser vraiment. Cette légère folie, cette espèce de second degré qu'on sent chez certains personnages conviennent parfaitement à la pièce. Et, évidemment, au personnage du Bourgeois.
Connaissant bien le comédien au cinéma, j'aurais dû savoir. Que ça lui allait bien, ces personnages. Cette candeur. Qu'il les aime. Et qu'il les défend avec brio. Il y a quelque chose de tendre dans sa manière de les jouer, il ne les accuse ni ne les dévalorise. Il y a quelque chose aussi de l'enfant qui peut dans le même temps s'émerveiller d'avoir appris quelque chose et montrer son désintérêt le plus profond pour la chose suivante qui l'ennuie. Jean-Paul Rouve joue et s'amuse. C'était exactement ce qu'il fallait.




















