C’est un spectacle qu’on aurait du mal à classer. C’est une comédie légère et pleine d’humour. C’est une comédie romantique qui ne se prend pas au sérieux. C’est une comédie à suspense qu’on n’attendait pas. C’est un spectacle de stand up qui multiplie les bons mots. C’est un spectacle riche, léger, frais, pétillant, qui m’a complètement embarquée.
Tout de suite, on est porté par cette atmosphère réjouissante, aérienne, originale. Je crois que les décors y sont pour beaucoup. Ces deux murs blancs sur lesquels se dessinent l’environnement ont quelque chose d’à la fois curieux, élégant et enfantin, et ont provoqué en moi un effet détente immédiat. En réalité, cette fantaisie scénique imprègne tout le spectacle. Tout est surprenant, inattendu, jamais démonstratif. C’est un spectacle qui donne l’impression de se balader dans son propre univers. Qui bondit de bon mot en bon mot. Qui ouvre des portes sur des personnages secondaires – voire tertiaires, voire complètement éphémères en fait – absolument réjouissants.
Et dans toute cette légèreté, c’est même un spectacle qui plante une petite graine. On ne va pas dire que c’est d’une grande profondeur, ça reste un divertissement, mais quand même. On ne se prend pas vraiment au sérieux, mais on ne dit pas non plus de bêtises. Et on en vient à se demander ce que nous aussi, on se retrouve à faire davantage en fonction des croyances que du réel. Et je dois dire qu’un spectacle qui met en scène un voyage pour Venise en train, et plus en avion, ça aurait peut-être suffi à me conquérir. Je devrais peut-être me poser la question, moi aussi, de l’importance du symbolique dans ma vie.