On entre dans la Seine Musicale et on comprend vite que les fans de la série sont au rendez-vous. Je n'avais jamais vu autant de bérets au mètre carré, symbole des Peaky Blinders que les aficionados sont fiers de porter.
Mais moi je n'en ai pas. Car à vrai dire je n'ai jamais vu un seul épisode de "Peaky Blinders". Mais comment vais-je recevoir un spectacle qui leur est dédié ? J'avais bien fait de dépasser cette première appréhension. J'ai assisté à un vrai grand et beau spectacle de danse. Avec la musique live. Avec une scénographie et une mise en scène impressionnantes.
C'est ce qui marque le plus dès les premières secondes du show : l'utilisation d'une tranchée dans la scénographie est très astucieuse. Elle permet de se transformer en ring de boxe, faisant disparaître les morts qui re-surgissent de nouveau de nulle part. Mais plus que cela, chaque tableau est une claque visuelle avec une grande richesse de costumes, de lumières, d'accessoires, d'atmosphères.
Richesse, c'est le maître mot de ce spectacle. Il y a tellement de choses différentes qui se marient à merveille au service de notre voyage et notre enchantement. Richesse du répertoire musical : on a des chansons très rocks, d'autres vont jusqu'à l'électro. Richesse des chorégraphies qui simulent des bagarres avec beaucoup de violence mais qui savent aussi retrouver de la douceur avec des mouvements tout droit empruntés à la danse classique. Richesse des sujets abordés : on parle d'amour avec beaucoup de poésie, mais cela s'entremêlent à une intense violence qui témoigne d'une véritable souffrance de la population.
Et puis il y a le rythme. Ce spectacle ne vous laisse aucun répit : tout s'enchaîne à une vitesse folle. Si cela complique parfois le suivi de l'histoire, j'ai vite compris que ce n'était pas le but de ce spectacle. Il faut se laisser porter dans l'univers, se laisser aller par le très grand spectacle face à nous. Et voyager.
J'ai voyagé et j'ai adoré ça ! Définitivement, pas besoin d'avoir vu la série pour embarquer.